dimanche 9 novembre 2008

Personne n'a rien vu...sauf quand il s'agit de faire du zèle

La justice a condamné mercredi dernier le beau-père du petit Marc, battu à mort, à la réclusion criminelle à perpétuité. La mère écope de 30 ans de prison. Ce n'est que justice et je suis soulagée de voir que, pour une fois, les peines prévues par la loi sont appliquées.
Mais que dire des peines avec sursis des médecins? Car pour moi il n'y a pas 36 solutions mais 2:
-soit ils ont vu que Marc était battu et ils sont donc complices de son calvaire et de sa mort.
-soit ils ne l'ont effectivement pas vu et donc ils sont totalement incómpétents. Je n'arrive pas à comprendre comment un médecin peut passer à coté de plaies et de fractures sur un jeune enfant sans avoir des doutes quant à leur origine. Il me semble que cet enfant ne souffrait pas que de contusions bégnignes.
Que la justice ne les condamne pas plus sévèrement ne m'étonne guère. Ce que j'aimerais savoir par contre c'est si les patient-es de ces médecins vont continuer à leur faire confiance. Remarquez, ils seront sans doute de bonnes références pour les parents maltraitants.

Cela me dépasse complètement que des témoins de maltraitance ne dénonce pas ces crimes. Ils sont complices et responsables de ce qui arrivent aux victimes. D'autant plus aue l'on peut très bien faire un signalement aux services sociaux en restant anonyme.
Cela me dégoûte encore plus lorsque j'entends qu'une sans papière a été dénoncé par un fonctionnaire en allant inscrire son enfant à l´école.
On ne dénonce pas des parents qui assassine leur enfant mais on dénonce ceux qui prennent des risques pour leur offrir une éducation décente. Je suis révoltée!!!

Qu'on ne vienne pas me dire que le monde ne tourne pas à l'envers.

1 commentaire:

Headbanging a dit…

Le monde tourne à l'envers et cet article en est la preuve !

Je suis aussi révoltée que toi que les médecins n'aient pas eu la jugeotte de se dire que cet enfant était maltraité. Ou pire, qu'ils le soupçonnaient mais qu'ils n'ont rien fait pour sortir ce m=pauvre petit de cette galère monstre.
Y a vraiment des gens, on s'demande comment ils raisonnent...
C'est blasant...