Yeahh!!! J'ai obtenu 1 jour de congé pour vendredi et je vais aller passer le week end à Copenhague chez un ami.
Au programme: gérer quelques trucs administratifs personnels, acheter des DVD de films danois, acheter du réglisse salé et du pain noir (et oui! Incroyable mais vrai! Le pain noir me manque), de l'Aquavit et surtout voir Don Quichotte dans la version d'Alicia Alonso par le Ballet Royal Danois et voir mes amis et peut-être 1 amie.
Beau programme! Même si ce sera un peu court.
Ah aussi: je vais reprendre l'avion!!! Yuhuuuu!!!! Ca me manque.
dimanche 30 mars 2008
mardi 25 mars 2008
Je suis grosse
Ces 3 mots, je les ai tant répétés qu'ils étaient devenus un leitmotiv, une rengaine que je claironnais à tout va, moi avec ma taille 30.
Oui, j'étais grosse. Grosse pour être dans l'air du temps, grosse pour parler comme tout le monde, grosse pour faire partie de ce "tout le monde". Grosse par provocation. Grosse par renvoi de méchancetés aussi.
Pas de pitié pour les gros et les grosses! Pas de pitié pour les maigres non plus. A la différence de la prise de conscience du désarrois et des difficultés de la 1ere catégorie. Pas facile de s'habiller en taille 54. On est d'accord. Et en taille 32? Voire 30? Et les soutien-gorge en 75B? On en trouve peut-être? Ben non, parce qu'on en a même pas besoin.
Pendant de nombreuses années, avec un rapport poids/taille dans la norme, j'ai fait du 32. Le poids des os, la masse musculaire, la morphologie influent sur l'apparence. A taille et poids égaux, je prenais 2 tailles en-dessous que de nombreuses autres filles. Alors je ne parle pas de quand je faisais un poids plume.
Aujourd'hui, je ne paraîs pas maigre du tout et j'ai un poids plus que dans la moyenne (celles et ceux qui me lisent et qui m'ont vue ont pu voir que je ne fais pas pitié) et pourtant...pas plus tard que la semaine dernière j'ai essayé 2 hauts dans une boutique: je nageais dans le XS.
Tout ça non pas pour parler de ma vie mais tout ça pour dire combien j'en ai marre de cette dictature de l'apparence, de toute cette hypocrisie.
On nous sature de pubs pour les crèmes amincissantes, les régimes, des médecins viennent parler du bien manger sans gras, sans sucre, sans sel, sans poivre, sans féculents, sans rien. C'est à se demander de quoi ils se plaignent au Darfour. Ils devraient être heureux sans rien à manger donc sans rien de nocif. Si ce n'était pas si grave, ça me ferait rire.
D'un autre coté, les maigres s'en prennent plein la gueule. La maigreur c'est la maladie, c'est le spectre de la famine, c'est l'androgénéité. Et tout ça, ça ne plaît pas.
Alors comment faut-il être?
Je comprends tout à fait que l'on fasse un régime maigrissant ou grossissant en cas de problème de santé ou pour soi pour se sentir bien, mais lorsqu'il s'agit de le faire pour faire plaisir aux autres, ça me hérisse. Bien que pendant longtemps j'ai souhaité grossir. Je le souhaite d'ailleurs toujours un peu, j'avoue. Pourtant je me sens bien avec ma stature actuelle.
Juste un exemple. J'ai vu un programme sur de jeunes obèses sur la BBC. Une jeune fille qui ne pouvait pas mettre ses chaussettes seule tant elle était grosse a subi une opération. On lui a mis un anneau gastrique et fait une liposuccion. A ce niveau ce n'était pas de l'esthétique mais bel et bien de la réparation.
1ers commentaires de la fille après l'opération: "I feel so sexy, so hot! Now, guys will love me!". Heureusement que j'étais assise car je serais tombée de ma chaise. Et shabiller seule? Et pouvoir monter les escaliers? Et réduire ses risques de maladie cardiaque????
Non, tout ce qui compte c'est que maintenant elle est baisable. Le même gars, avant son opération lui aurait craché à la figure un "sale gros tas", et maintenant il va se la "faire"? C'est ça le but? Devenir non pas une personne autonome mais un objet de désir????
Et bien sérieusement, j'ai pu constater pour ma part que les gens me parlent plus depuis que j'ai grossi. Oui oui. Il y a bien encore quelques personnes pour me dire des absurdités sur ma taille de robe mais dans l'ensemble ça se passe plutôt bien. Je sais que j'ai des ami-e-s formidables qui m'aimeraient avec 10 kilos de moins ou 20 de plus, avec une irruption d'acné et de furoncles mais je ne peux m'empêcher de penser à certaines personnes, surtout des hommes, que je connais sans plus. M'auraient-ils-elles approchée quelques années plus tôt?
Le problème c'est que la pression est tellement forte qu'il est très dur de tenir. Il n'y a qu'à voir combien de personnes vont se mettre au régime en prévision du maillot cet été. Régime non pas pour raisons médicales, non pas pour se sentir mieux dans sa peau (dans ce cas, le régime se ferait aussi pendant l'hiver), mais régime juste pour éviter un jugement dans le regard des autres. Et ce seront les 1ers à regarder de travers les "obèses" en taille 42 et les planches à pain en 32. Et ce seront aussi les 1ers à se révolter contre l'eugénisme et qui prôneront la tolérance et le respect de la différence. Le monde est tellement beau et logique parfois...
Oui, j'étais grosse. Grosse pour être dans l'air du temps, grosse pour parler comme tout le monde, grosse pour faire partie de ce "tout le monde". Grosse par provocation. Grosse par renvoi de méchancetés aussi.
Pas de pitié pour les gros et les grosses! Pas de pitié pour les maigres non plus. A la différence de la prise de conscience du désarrois et des difficultés de la 1ere catégorie. Pas facile de s'habiller en taille 54. On est d'accord. Et en taille 32? Voire 30? Et les soutien-gorge en 75B? On en trouve peut-être? Ben non, parce qu'on en a même pas besoin.
Pendant de nombreuses années, avec un rapport poids/taille dans la norme, j'ai fait du 32. Le poids des os, la masse musculaire, la morphologie influent sur l'apparence. A taille et poids égaux, je prenais 2 tailles en-dessous que de nombreuses autres filles. Alors je ne parle pas de quand je faisais un poids plume.
Aujourd'hui, je ne paraîs pas maigre du tout et j'ai un poids plus que dans la moyenne (celles et ceux qui me lisent et qui m'ont vue ont pu voir que je ne fais pas pitié) et pourtant...pas plus tard que la semaine dernière j'ai essayé 2 hauts dans une boutique: je nageais dans le XS.
Tout ça non pas pour parler de ma vie mais tout ça pour dire combien j'en ai marre de cette dictature de l'apparence, de toute cette hypocrisie.
On nous sature de pubs pour les crèmes amincissantes, les régimes, des médecins viennent parler du bien manger sans gras, sans sucre, sans sel, sans poivre, sans féculents, sans rien. C'est à se demander de quoi ils se plaignent au Darfour. Ils devraient être heureux sans rien à manger donc sans rien de nocif. Si ce n'était pas si grave, ça me ferait rire.
D'un autre coté, les maigres s'en prennent plein la gueule. La maigreur c'est la maladie, c'est le spectre de la famine, c'est l'androgénéité. Et tout ça, ça ne plaît pas.
Alors comment faut-il être?
Je comprends tout à fait que l'on fasse un régime maigrissant ou grossissant en cas de problème de santé ou pour soi pour se sentir bien, mais lorsqu'il s'agit de le faire pour faire plaisir aux autres, ça me hérisse. Bien que pendant longtemps j'ai souhaité grossir. Je le souhaite d'ailleurs toujours un peu, j'avoue. Pourtant je me sens bien avec ma stature actuelle.
Juste un exemple. J'ai vu un programme sur de jeunes obèses sur la BBC. Une jeune fille qui ne pouvait pas mettre ses chaussettes seule tant elle était grosse a subi une opération. On lui a mis un anneau gastrique et fait une liposuccion. A ce niveau ce n'était pas de l'esthétique mais bel et bien de la réparation.
1ers commentaires de la fille après l'opération: "I feel so sexy, so hot! Now, guys will love me!". Heureusement que j'étais assise car je serais tombée de ma chaise. Et shabiller seule? Et pouvoir monter les escaliers? Et réduire ses risques de maladie cardiaque????
Non, tout ce qui compte c'est que maintenant elle est baisable. Le même gars, avant son opération lui aurait craché à la figure un "sale gros tas", et maintenant il va se la "faire"? C'est ça le but? Devenir non pas une personne autonome mais un objet de désir????
Et bien sérieusement, j'ai pu constater pour ma part que les gens me parlent plus depuis que j'ai grossi. Oui oui. Il y a bien encore quelques personnes pour me dire des absurdités sur ma taille de robe mais dans l'ensemble ça se passe plutôt bien. Je sais que j'ai des ami-e-s formidables qui m'aimeraient avec 10 kilos de moins ou 20 de plus, avec une irruption d'acné et de furoncles mais je ne peux m'empêcher de penser à certaines personnes, surtout des hommes, que je connais sans plus. M'auraient-ils-elles approchée quelques années plus tôt?
Le problème c'est que la pression est tellement forte qu'il est très dur de tenir. Il n'y a qu'à voir combien de personnes vont se mettre au régime en prévision du maillot cet été. Régime non pas pour raisons médicales, non pas pour se sentir mieux dans sa peau (dans ce cas, le régime se ferait aussi pendant l'hiver), mais régime juste pour éviter un jugement dans le regard des autres. Et ce seront les 1ers à regarder de travers les "obèses" en taille 42 et les planches à pain en 32. Et ce seront aussi les 1ers à se révolter contre l'eugénisme et qui prôneront la tolérance et le respect de la différence. Le monde est tellement beau et logique parfois...
samedi 22 mars 2008
"Les filles" de Mai Zetterling
Lundi dernier, à l'occasion du centenaire de Simone de Beauvoir, les écrans citoyens du petit mais magnifique cinéma des Ursulines diffusait Les filles, film réalisé en 1968 par Mai Zetterling.
Le film n'est resté qu'une seule semaine à l'affiche en France car considéré comme un peu trop féministe...
Mai Zetterling (1925-1994) est suédoise. Elle fût actrice avant de se consacrer à la réalisation de films féministes.
Dans Les filles, Zetterling brosse un magnifique portrait de femmes. Elle nous fait suivre la tournée d'une troupe de théâtre qui présente le Lysistrata d'Aristophane. Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, Lysistrata est une pièce écrite au 5eme siècle av.JC et dans laquelle les femmes de la cité refusent d'avoir des relations sexuelles avec les hommes pour les contraindre à arrêter la guerre.
Sur cette trame de pièce, déjà féministe à cette période antique, Mai Zetterling montre la vie de ces comédiennes. Les principaux thèmes sont la place des femmes dans la vie publique et la place au travail et du travail dans leur vie.
Les comédiennes sont mariées ou ont un amant, ont des enfants. Comment gèrent-elles?
Le mari de l'une lui reproche son trop grand intérêt pour sa crrière, pourtant inférieure à la sienne: "Ce n'est pas pareil" dira-t-il lorsque sa femme lui rétorquera qu'il ne vit que pour son travail lui aussi. Il a besoin d'une femme qui soit là pour le soutenir, l'écouter, être là quand il rentre le soir.
L'écoute. Le film montre bien comment la parole des femmes est, au mieux rabaissée, au pire ignorée. Ces comédiennes parlent, interrogent le public, tentent de lancer un débat pendant que le public s'endort.
Autre image forte: une des comédiennes, hors scène, se tient debout sur une place publique avec un haut-parleur et revendique le droit à avoir un travail valorisé et plaisant, le droit d'aider les mères à travailler avec la mise en place de garderies et crèches, le droit d'être écoutée. Au fur et à mesure, des voitures alentours se mettent à klaxonner et couvrent la voix de la femme. Quelques femmes, malgré tout, l'entendent, s'approchent et demandent "Mais que faire?", qui selon moi, souligne la difficulté pour les femmes, après tant d'année de tradition machiste à s'unir pour réclamer des droits (le film date d'AVANT mai 1968).
Epoque oblige, la question de la liberté sexuelle, en prélude à Mai 68 justement. On voit dans le film ces femmes sortir, faire la fête et à travers Lysistrata abordent la question du plaisir et du sexe en toute liberté.
Il y aurait encore beaucoup à dire tant ce film est riche. Dommage qu'il ne soit pas diffusé mais si jamais vous le trouvez, jetez-vous y dessus.
On retrouve aussi avec beaucoup de plaisir les acteurs et actrices fétiches de Bergman, excellents.
Filmographie:
Les amoureux 1964
Jeu de nuit 1965
Nostalgie 1966
Docteur Glas 1967
Les Filles 1968
Le film n'est resté qu'une seule semaine à l'affiche en France car considéré comme un peu trop féministe...
Mai Zetterling (1925-1994) est suédoise. Elle fût actrice avant de se consacrer à la réalisation de films féministes.
Dans Les filles, Zetterling brosse un magnifique portrait de femmes. Elle nous fait suivre la tournée d'une troupe de théâtre qui présente le Lysistrata d'Aristophane. Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, Lysistrata est une pièce écrite au 5eme siècle av.JC et dans laquelle les femmes de la cité refusent d'avoir des relations sexuelles avec les hommes pour les contraindre à arrêter la guerre.
Sur cette trame de pièce, déjà féministe à cette période antique, Mai Zetterling montre la vie de ces comédiennes. Les principaux thèmes sont la place des femmes dans la vie publique et la place au travail et du travail dans leur vie.
Les comédiennes sont mariées ou ont un amant, ont des enfants. Comment gèrent-elles?
Le mari de l'une lui reproche son trop grand intérêt pour sa crrière, pourtant inférieure à la sienne: "Ce n'est pas pareil" dira-t-il lorsque sa femme lui rétorquera qu'il ne vit que pour son travail lui aussi. Il a besoin d'une femme qui soit là pour le soutenir, l'écouter, être là quand il rentre le soir.
L'écoute. Le film montre bien comment la parole des femmes est, au mieux rabaissée, au pire ignorée. Ces comédiennes parlent, interrogent le public, tentent de lancer un débat pendant que le public s'endort.
Autre image forte: une des comédiennes, hors scène, se tient debout sur une place publique avec un haut-parleur et revendique le droit à avoir un travail valorisé et plaisant, le droit d'aider les mères à travailler avec la mise en place de garderies et crèches, le droit d'être écoutée. Au fur et à mesure, des voitures alentours se mettent à klaxonner et couvrent la voix de la femme. Quelques femmes, malgré tout, l'entendent, s'approchent et demandent "Mais que faire?", qui selon moi, souligne la difficulté pour les femmes, après tant d'année de tradition machiste à s'unir pour réclamer des droits (le film date d'AVANT mai 1968).
Epoque oblige, la question de la liberté sexuelle, en prélude à Mai 68 justement. On voit dans le film ces femmes sortir, faire la fête et à travers Lysistrata abordent la question du plaisir et du sexe en toute liberté.
Il y aurait encore beaucoup à dire tant ce film est riche. Dommage qu'il ne soit pas diffusé mais si jamais vous le trouvez, jetez-vous y dessus.
On retrouve aussi avec beaucoup de plaisir les acteurs et actrices fétiches de Bergman, excellents.
Filmographie:
Les amoureux 1964
Jeu de nuit 1965
Nostalgie 1966
Docteur Glas 1967
Les Filles 1968
mercredi 19 mars 2008
L'heure maigre
On parle beaucoup et avec raison du "racisme" anti-gros. Qu'en est-il de l'anti-maigre? Petites remarques en vrac, pas si petites.
- Tiens, on a réouvert Auschwitz?
- Qu'est-ce que t'as? Le cancer? Tu vas crever?
- Qu'est-ce que t'as? Le sida?
- Elle fait pitié cette petite, c'est horrible.
- Je ne pense pas que nous ayons votre taille, mademoiselle.
- T'es moche.
- T'es anorexique!
- Fais gaffe de pas venir gerber sur moi.
- Allez voir au rayon enfant.
- Tu trouveras jamais d'homme, maigre comme tu es.
- Toujours à courir pour un homme, mais tu sais qu'ils préfèrent les grosses?
- Tu te crois mannequin?
- Jamais vu quelqu'un manger autant et être aussi maigre. Mais d'où tu sors?
- C'est pas un peu de la frime pour toi de porter un soutif?
- On dirait un lapin écorché.
- Ma pauvre, il ne faut pas croire tout ce que disent les magazines.
- Comment tu fais avec les hommes?
- Et les faux seins, c'est pour les chiens?
-Alors l'obèse! Toujours à vouloir être encore plus maigre?
- Tu devrais vraiment penser à la chirurgie. Une poitrine c'est important.
- De toute façon, tu seras jamais danseuse étoile alors pourquoi tu grossis pas?
- Avec un maquillage noir tu pourrais faire l'affiche contre la faim dans le monde.
- Médicalement, vous êtes en-dessous de la norme si on compare votre poids à votre taille. Essayer de grossir un peu.
-T'as qu'à manger des tartines de nutella avec beurre de cacahuetes.
- Elle est cadavérique.
- Elle se la pète à mort avec sa taille 32, la pétasse.
- Qu'est-ce que t'as? Tu te crois mieux que les autres?
- Je n'oserai pas mettre cette robe si j'avais aussi peu de poitrine que toi.
- Tu te crois sexy mais moi je te dis que t'es le pire thon que j'ai vu.
- T'as vu le boudin? Ou plutôt la ficelle?
- Tiens, on a réouvert Auschwitz?
- Qu'est-ce que t'as? Le cancer? Tu vas crever?
- Qu'est-ce que t'as? Le sida?
- Elle fait pitié cette petite, c'est horrible.
- Je ne pense pas que nous ayons votre taille, mademoiselle.
- T'es moche.
- T'es anorexique!
- Fais gaffe de pas venir gerber sur moi.
- Allez voir au rayon enfant.
- Tu trouveras jamais d'homme, maigre comme tu es.
- Toujours à courir pour un homme, mais tu sais qu'ils préfèrent les grosses?
- Tu te crois mannequin?
- Jamais vu quelqu'un manger autant et être aussi maigre. Mais d'où tu sors?
- C'est pas un peu de la frime pour toi de porter un soutif?
- On dirait un lapin écorché.
- Ma pauvre, il ne faut pas croire tout ce que disent les magazines.
- Comment tu fais avec les hommes?
- Et les faux seins, c'est pour les chiens?
-Alors l'obèse! Toujours à vouloir être encore plus maigre?
- Tu devrais vraiment penser à la chirurgie. Une poitrine c'est important.
- De toute façon, tu seras jamais danseuse étoile alors pourquoi tu grossis pas?
- Avec un maquillage noir tu pourrais faire l'affiche contre la faim dans le monde.
- Médicalement, vous êtes en-dessous de la norme si on compare votre poids à votre taille. Essayer de grossir un peu.
-T'as qu'à manger des tartines de nutella avec beurre de cacahuetes.
- Elle est cadavérique.
- Elle se la pète à mort avec sa taille 32, la pétasse.
- Qu'est-ce que t'as? Tu te crois mieux que les autres?
- Je n'oserai pas mettre cette robe si j'avais aussi peu de poitrine que toi.
- Tu te crois sexy mais moi je te dis que t'es le pire thon que j'ai vu.
- T'as vu le boudin? Ou plutôt la ficelle?
dimanche 16 mars 2008
Belle éducation
Entendu ce soir, sur France 2. Xavier Darcos, Ministre de l'Education à propos de sa défaite à Périgueux: "Je remercie tous ceux qui m'ont soutenus (...), les électeurs, les citoyens (...) les français"
Je croyais le vote secret en France. Comment sait-il qu'aucune femme n'a voté pour lui ni ne l'a soutenu?
La moitié de la population française a, une fois de plus, été oubliée.
Question grammaticale? Et bien non. Les mots française, citoyenne existent. Et le propre d'une langue vivante est d'évoluer. Surtout losrqu'il s'agit de mettre fin à une discrimination. D'ailleurs de plus en plus de candidat-e-s s'adressent aux français et aux françaises et travaillent pour les citoyens et citoyennes. L'emploi du féminin ne leur a, pour l'instant, pas déchaussé les dents.
Pas si grave diront certains et certaines.
Ca ne le serait pas si le fait que pour la 1ere fois dans l'Histoire de la France, pays des droits de l'Homme (ou l'homme?), une femme représentant un grand parti politique se soit présentée à la présidentielle avec une chance de victoire n'ait déchaîné les foules. Et ça recommence avec Hilary Clinton aux USA.
Le jour où on ne parlera plus d'une femme présidente ou présidentiable comme d'un cas à saluer (ou à décrier) mais comme d'un fait normal que l'on ne soulignera même pas, le jour où l'on parlera des femmes en campagne comme on parle des hommes en campagne, sans commentaires sur leur tenue vestimentaire et autres sujets complètement hors sujet à la campagne, alors ce jour là on aura réellement établi la parité.
Les mots ne sont pas anodins. Ils renvoient à des images, à des idées. Lorsque les petites filles apprendront qu'elles peuvent être la Maire, la doctoresse, la Ministre, la chefe d'orchestre, l'électricienne, la colonnelle, elles auront sans doute plus de chance de se projeter dans ces métiers.
La lutte anti-sexiste figure au programme des collèges. Avec un Ministre de l'Education qui oublie une partie de son électorat, je me pose des questions sur le contenu de ce programme.
Je croyais le vote secret en France. Comment sait-il qu'aucune femme n'a voté pour lui ni ne l'a soutenu?
La moitié de la population française a, une fois de plus, été oubliée.
Question grammaticale? Et bien non. Les mots française, citoyenne existent. Et le propre d'une langue vivante est d'évoluer. Surtout losrqu'il s'agit de mettre fin à une discrimination. D'ailleurs de plus en plus de candidat-e-s s'adressent aux français et aux françaises et travaillent pour les citoyens et citoyennes. L'emploi du féminin ne leur a, pour l'instant, pas déchaussé les dents.
Pas si grave diront certains et certaines.
Ca ne le serait pas si le fait que pour la 1ere fois dans l'Histoire de la France, pays des droits de l'Homme (ou l'homme?), une femme représentant un grand parti politique se soit présentée à la présidentielle avec une chance de victoire n'ait déchaîné les foules. Et ça recommence avec Hilary Clinton aux USA.
Le jour où on ne parlera plus d'une femme présidente ou présidentiable comme d'un cas à saluer (ou à décrier) mais comme d'un fait normal que l'on ne soulignera même pas, le jour où l'on parlera des femmes en campagne comme on parle des hommes en campagne, sans commentaires sur leur tenue vestimentaire et autres sujets complètement hors sujet à la campagne, alors ce jour là on aura réellement établi la parité.
Les mots ne sont pas anodins. Ils renvoient à des images, à des idées. Lorsque les petites filles apprendront qu'elles peuvent être la Maire, la doctoresse, la Ministre, la chefe d'orchestre, l'électricienne, la colonnelle, elles auront sans doute plus de chance de se projeter dans ces métiers.
La lutte anti-sexiste figure au programme des collèges. Avec un Ministre de l'Education qui oublie une partie de son électorat, je me pose des questions sur le contenu de ce programme.
Allo Alice? J'ai une mission pour vous...
A quoi vous pensez, vous, quand on vous dit mission? Moi je pense tout de suite à aventure, espionnage, tâche secrète à accomplir.
Déjà la nuit, quand j'arrive à dormir -ce qui n'est guère fréquent- je rêve que je combats le terrorisme et le crime organisé à la manière des ninjas dans la forêt amazonienne! C'est d'ailleurs pour ça que je ne dors pas. Vous avez vu une agente secrète dormir vous (oui oui, un "agent", une "agente" c'est logique)? Je prépare mes missions minutieusement la nuit, dans le noir, en secret et en langage codé. Tout est dans le codage. Il faut savoir lire entre les lignes, comprendre subtilement le sous-entendu de l'information. Ou être complètement ignare ou à la masse ou les 2 à la fois.
Parce que rassurez-vous, je ne travaille pas (encore) pour les services secrets. Non. Mis à part mes aventures nocturnes au commandes d'un Mirage de l'Armée de l'Air,survolant des zones de combats inconnues, j'ai une vie professionnelle des plus normales. Les missions, ce sont celles des agences intérimaires.
Ca m'a toujours fait sourire, ce terme de mission. Attention! -Tu débarques, tu es sans diplômes ou à la sortie des études ou tu viens d'être viré-e à 50 berges mais pas grave! Nous, dans notre bonté ultime, nous te donnons une mission. Sauras-tu l'accomplir? Nous te faisons confiance. Va maintenant.-
Et pour pimenter un peu le tout, on joue sur les langues. Si j'ai marqué noir sur blanc sur mes CV que je parle danois c'est parce que je sous-entendais que je rêve de m'exiler en Finlande, ou encore c'est une métaphore pour dire que je suis parfaitement germanophone. Logique pour les agences intérim. Pas du tout logique pour moi. La 2nde guerre mondiale est finie depuis longtemps et fini aussi le temps où les français devaient se cacher pour parler la langue de Göethe. Alors, non, la mission parfaite pour moi car en langue allemande ne me convient pas du tout. Et non, le Danemark N'EST PAS un Land allemand. C'est un PAYS SOUVERAIN avec sa PROPRE LANGUE qui se nomme le danois.
Je ne parle pas non plus finlandais. Je pourrais parler finnois à la rigueur si un jour je me décide à apprendre cette langue. Je n'en ai pas encore eu l'occasion. La Finlande n'est pas la capitale du Danemark. C'est aussi un pays souverain avec sa propre langue.
Idem pour l'Islande.
Idem pour les Pays-Bas.
Je parle danois et, par extension, suédois et norvégien. C'est tout. Et à moins d'être dyslexique je vois mal comment on peut confondre danois avec finnois ou allemand. Typographiquement, il y a comme quelques légères différences.
Pourtant, souvent, je reçois un appel d'une agence pour une mission dans ces langues. Quand je dis ne pas connaître, l'étonnement fuse: "Mais vous ne venez pas de là-haut?"
Là haut? C'est où là haut? Sur la montagne nous irons danser ce soir?
Là-haut a un nom, inscrit noir sur blanc sur mes cv. Ou alors je ne sais plus écrire?
Déjà la nuit, quand j'arrive à dormir -ce qui n'est guère fréquent- je rêve que je combats le terrorisme et le crime organisé à la manière des ninjas dans la forêt amazonienne! C'est d'ailleurs pour ça que je ne dors pas. Vous avez vu une agente secrète dormir vous (oui oui, un "agent", une "agente" c'est logique)? Je prépare mes missions minutieusement la nuit, dans le noir, en secret et en langage codé. Tout est dans le codage. Il faut savoir lire entre les lignes, comprendre subtilement le sous-entendu de l'information. Ou être complètement ignare ou à la masse ou les 2 à la fois.
Parce que rassurez-vous, je ne travaille pas (encore) pour les services secrets. Non. Mis à part mes aventures nocturnes au commandes d'un Mirage de l'Armée de l'Air,survolant des zones de combats inconnues, j'ai une vie professionnelle des plus normales. Les missions, ce sont celles des agences intérimaires.
Ca m'a toujours fait sourire, ce terme de mission. Attention! -Tu débarques, tu es sans diplômes ou à la sortie des études ou tu viens d'être viré-e à 50 berges mais pas grave! Nous, dans notre bonté ultime, nous te donnons une mission. Sauras-tu l'accomplir? Nous te faisons confiance. Va maintenant.-
Et pour pimenter un peu le tout, on joue sur les langues. Si j'ai marqué noir sur blanc sur mes CV que je parle danois c'est parce que je sous-entendais que je rêve de m'exiler en Finlande, ou encore c'est une métaphore pour dire que je suis parfaitement germanophone. Logique pour les agences intérim. Pas du tout logique pour moi. La 2nde guerre mondiale est finie depuis longtemps et fini aussi le temps où les français devaient se cacher pour parler la langue de Göethe. Alors, non, la mission parfaite pour moi car en langue allemande ne me convient pas du tout. Et non, le Danemark N'EST PAS un Land allemand. C'est un PAYS SOUVERAIN avec sa PROPRE LANGUE qui se nomme le danois.
Je ne parle pas non plus finlandais. Je pourrais parler finnois à la rigueur si un jour je me décide à apprendre cette langue. Je n'en ai pas encore eu l'occasion. La Finlande n'est pas la capitale du Danemark. C'est aussi un pays souverain avec sa propre langue.
Idem pour l'Islande.
Idem pour les Pays-Bas.
Je parle danois et, par extension, suédois et norvégien. C'est tout. Et à moins d'être dyslexique je vois mal comment on peut confondre danois avec finnois ou allemand. Typographiquement, il y a comme quelques légères différences.
Pourtant, souvent, je reçois un appel d'une agence pour une mission dans ces langues. Quand je dis ne pas connaître, l'étonnement fuse: "Mais vous ne venez pas de là-haut?"
Là haut? C'est où là haut? Sur la montagne nous irons danser ce soir?
Là-haut a un nom, inscrit noir sur blanc sur mes cv. Ou alors je ne sais plus écrire?
vendredi 14 mars 2008
Débâptisée
C'est officiel, j'ai reçu la lettre aujourd'hui en réponse à ma demande de radiation d'il y a quelques jours. Je viens d'être rayée du registre de l'église catholique.
Je n'ai jamais été catholique, ni dans ma tête ni dans mon coeur. Si j'ai pourtant fait partie de cette église toutes ces années c'est parce que j'ai été bâptisée à 10 mois, c'est à dire sans mon consentement.
Il me semble que concernant un sujet aussi personnel, c'est mon avis qui compte et pas celui de mes parents. C'est à moi de choisir. Je trouve abérrant de l'imposer.
Je n'ai jamais été catholique, ni dans ma tête ni dans mon coeur. Si j'ai pourtant fait partie de cette église toutes ces années c'est parce que j'ai été bâptisée à 10 mois, c'est à dire sans mon consentement.
Il me semble que concernant un sujet aussi personnel, c'est mon avis qui compte et pas celui de mes parents. C'est à moi de choisir. Je trouve abérrant de l'imposer.
jeudi 13 mars 2008
New credit card?
I've got a new bank account in a new bank.
I had and still have a bank account but in an "overregionalized" bank in the South of France. In Paris, I can't check my account and can't get as money as I need in an ATM, eventhough it's the same banking institution. That's why it was crucial to get a new account.
I didn't want stay in the same bank since I don't have any access to my own money.
I decided to choose a new one. I chose one because the employee was both kind and professional, and it's not everywhere.
Of course, I asked for a credit card. I asked for an international Visa card. I got it but as an International Visa card for women with a special partnership with shops and stores such as beauty salon, make up, clothes. This card is called "Affinity" beauty, culture, shopping. Culture? Amazing! So women got a brain to like culture? Wow! I'm impressed but if they think I won't comment the 2 others, they are wrong.
Everybody knows that our first priority, for all of us, women, is to be beautiful, or even more, sexy (actually, instead of "culture" I would have expect "sex" but may be it was a little bit too much from a financial institution). We don't have any others expectation or interest. No. Just beauty and shopping to be sexy.
Beauty, culture, shopping for women while men can get a football credit card.
Yes, it's not a joke (actually it would have been a very bad joke, I don't think that funny at all).
We are living in 2008 and we still have women as dope who only care about beauty and shopping and men as football supporter.
I don't like that concept.
And even more, I think that men have the choice to choose wether or not they want a football card. Women can't.
I was very surprise to get such a card since I never asked for that. "That's because you're a woman. We target some categories of people to fit their needs as best as we can" they told me. Then, women, be proud!!! We are a category as football supporter, travellers, art lovers...Men are first human being and then football supporter or travellers or art lover. Women are just...women.
Buy, be sexy and SHUT UP!
So as a woman I don't like football? Well, that's true for me but I guess it's not true for all of us. And what about travel? IT? Sport (other than football)?
What about men who like shopping? Is that forbidden? Would they loose their virility?
Would you be surprise if I tell you I gonna change again, for an other bank?
I had and still have a bank account but in an "overregionalized" bank in the South of France. In Paris, I can't check my account and can't get as money as I need in an ATM, eventhough it's the same banking institution. That's why it was crucial to get a new account.
I didn't want stay in the same bank since I don't have any access to my own money.
I decided to choose a new one. I chose one because the employee was both kind and professional, and it's not everywhere.
Of course, I asked for a credit card. I asked for an international Visa card. I got it but as an International Visa card for women with a special partnership with shops and stores such as beauty salon, make up, clothes. This card is called "Affinity" beauty, culture, shopping. Culture? Amazing! So women got a brain to like culture? Wow! I'm impressed but if they think I won't comment the 2 others, they are wrong.
Everybody knows that our first priority, for all of us, women, is to be beautiful, or even more, sexy (actually, instead of "culture" I would have expect "sex" but may be it was a little bit too much from a financial institution). We don't have any others expectation or interest. No. Just beauty and shopping to be sexy.
Beauty, culture, shopping for women while men can get a football credit card.
Yes, it's not a joke (actually it would have been a very bad joke, I don't think that funny at all).
We are living in 2008 and we still have women as dope who only care about beauty and shopping and men as football supporter.
I don't like that concept.
And even more, I think that men have the choice to choose wether or not they want a football card. Women can't.
I was very surprise to get such a card since I never asked for that. "That's because you're a woman. We target some categories of people to fit their needs as best as we can" they told me. Then, women, be proud!!! We are a category as football supporter, travellers, art lovers...Men are first human being and then football supporter or travellers or art lover. Women are just...women.
Buy, be sexy and SHUT UP!
So as a woman I don't like football? Well, that's true for me but I guess it's not true for all of us. And what about travel? IT? Sport (other than football)?
What about men who like shopping? Is that forbidden? Would they loose their virility?
Would you be surprise if I tell you I gonna change again, for an other bank?
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